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There are no translations available. Fred et Edouard, deux des coach-guides de Jogg'in City, ont participé à la Saintélyon dans la nuit du 6 décembre 2009. 69 kms de course à pied nocturne, effectué pour moitié sur chemin, pour l'autre moitié sur route. Une course de nuit où le mental joue un rôle au moins aussi important que les jambes. Retour sur la course de nos deux coach-guides.
Jogg'in City : Comment avez-vous vécu cette édition 2009 de la Saintelyon ?
Fred : Même pour une quatrième participation et donc une connaissance de l'épreuve à venir, il y a toujours de l'angoisse avant le départ. Pour bien faire, je suis parti assez cool, le temps de trouver mon rythme après Sorbiers (8km). Puis j'ai avancé sans trop penser à rien ce qui est souvent le cas pour moi. C'est après Saint-Catherine (km28), à la mi-course, que j'ai ressenti un coup de fatigue et un coup de blues. Je connaissais le parcours, je savais ce qu'il restait à venir et j'avoue que l'idée d'abandonner m'a effleuré l'esprit. Cependant, très vite, je me suis accroché et j'ai retrouvé un second souffle. J'ai dû reprendre 100 que j'avais perdu lors de mon gros coup de fatigue pendant lequel je n'arrive pas à faire autre chose que marcher. A la fin, j'ai mis le turbo avec la musique dans les oreilles. J'avais ACDC derrière moi et cela m'a bien aidé. Edouard : Ma préparation pour cette nouvelle édition 2009 de la saintélyon a été contrariée suite à une fracture au pouce droit. Je n'ai donc eu que 3 semaines pour me préparer correctement. Puisque c'était ma seconde participation, je connaissais déjà les difficultés qui se présentaient devant moi. L'année dernière ayant bloqué dans le 20 derniers kilomètres (sur bitume), je souhaitai arriver plus en forme sur ma surface de prédilection : la route, car je ne suis pas un très grand trailer ! Je me suis donc présenté très tôt sur la ligne de départ. Ainsi, j'étais bien placé pour commencer de suite à bien courir et non à slalomer entre les participants. Je me suis vite retrouvé avec les coureurs élite (oui, oui, ceux qui arrivent en moins de 6 h !), je me suis bien dis que j'étais parti trop vite mais la sensation de pouvoir courir avec des pros du trail était trop grisante pour que je les laisse partir. Je me suis offert 31 minutes de pur bonheur jusqu'au moment ou je me suis dis qu'à ce rythme je n'arriverai jamais à Sainte Catherine (km 28). Jusque la ma course se déroulait très bien, mais dans la dernière descente vers le ravitaillement, je me suis tordu la cheville (manque de concentration, relâchement...). J'ai alors pris un peu le temps et ai bu quelques verres de soda. Cinq minutes après avoir absorbé le breuvage, j'ai été pris d'un mal de ventre terrible qui m'a obligé à m'arrêter. J'ai essayé tant bien que mal de repartir mais rien n'y a fait. J'ai donc alterner pendant 17 km, course, marche, arrêt, etc. Ma moyenne kilométrique sur cette portion est catastrophique ! Finalement, peu avant Soucieu-en-Jarrest, je retrouve mes jambes de 20 ans et ne ressens plus aucune gêne intestinale. Tout ce passe bien jusqu'à Beaunant (km 57), mais une grosse faim pointe son nez, puisque je n'ai pu m'alimenter depuis le début de la course et suis à la limite de l'hypoglycémie. Je décide donc de m'arrêter au ravitaillement pour reprendre des forces. J'ai voulu reprendre trop de force ! La côte suivante (remontée sur Ste Foy les lyon) a été un vrai enfer, j'ai mis quelques minutes à m'en remettre. Ensuite tout va mieux et plus vite. Je fini la course entre St Georges et Gerland à plus de 12 km/h de moyenne. - Quelles étaient les conditions de course ? Edouard : Les organisateurs avant le départ nous annonçaient une nuit froide dans les monts du Forez. J'avais donc anticipé en me couvrant suffisamment. Finalement j'ai eu trop chaud sur la première heure de course mais dans la portion où j'ai du marcher, j'étais content d'avoir toutes ces épaisseurs. J'avais opté pour des running classique contrairement à l'année dernière car j'avais souffert du manque d'ammorti et de relance sur le bitume en fin de parcours. Le sol était lourd dans les parties chemins mais je suis content de mon choix de chaussure étant donné que 48 heures après et après une bonne récupération active mardi soir, je n'ai plus aucune courbature. Fred : Oui, la météo était quasi idéale. Il ne faisait pas froid. Le terrain était lourd mais pas boueux. - Qu'est-ce qui a été le plus dur ? Edouard : Le plus dur pour moi lors de cette course a été le mental. En effet, je m'étais fixé un objectif assez élevé et ce n'est pas le physique qui m'a empêché de le réaliser mais la combinaison: stress / excitation / mauvaise gestion de l'alimentation. J'ai donc dû me battre contre mon envie de jeter l'éponge. Mais comme je l'ai déjà dis je n'ai jamais abandonné sur une course et ce n'était donc pas pour cette fois ci ! - Qu'est-ce que vous souhaitez retenir comme bons moments ? Edouard : Je ne garde que de bons moments de cette course. J'ai eu le temps de me retourner à plusieurs reprise et de voir ce serpent de frontale. C'était magnifique. Les concurrents voyant que je n'étais pas bien à un moments m'ont demandé si çà allait et certains m'ont même accompagné sur quelques mètres pour s'assurer que je tenais le coup. A partir de Soucieu en Jarrest, je me suis tiré la bourre avec un autre concurrent, c'était très sympa (au final, je fini devant lui...). En bref, la solidarité et l'encouragement des concurrents entre eux est une chose qui ne peut se produire que sur ce genre de course ou chacun se lance un défi personnel. Fred : Je veux retenir l'agréable sensation d'être une fois de plus un bon finisher. Cela me fait plaisir. Je me sens bien dans ma peau, bien dans mon âge avec mes 44 printemps. - Est-ce que vous comptez vous inscrire l'année prochaine ? Edouard : Après la description de la course que je viens de vous faire, avez-vous un doute quand à ma participation en 2010 ? I WILL BE THERE ! Je me fixerai donc le même objectif que cette année, boucler cette course en moins de 7 heures. Fred : Je ne sais pas encore si je serais là l'année prochaine. C'est encore trop frais pour le dire. |